AGITATEURS D’IDÉES 

Ne pas se résigner. Ne pas se dérober. Ne pas chercher la fuite. Les possibilités de repli ou de rétractation. Ne pas écouter l’histoire de nos malheurs. Avec son cortège sardonique d’idées reçues, doctrinaires racornis car stéréotypés. Ne pas croire aux mots épuisés. Au grand-n’importe-quoi conté par de bavardes éminences dévoyées, vanté par de vénérables patriciens accrochés à leurs strapontins, chanté par de zélés laudateurs alignés, pseudo-militants serviles, sur un catalogue de promesses épuisées … ne pas croire à ceux qui croient aux volontés subordonnées, aux âmes damnées, aux paradis tarifés. Ne pas accepter la défaite. Chercher les idées. Inventer notre futur. Se mobiliser. Avoir de l’audace.

Les lettrés [car ils sont dans l’urgence de la pensée] peuvent sortir du conformisme douillet des cercles académiques, s’extraire des théories importées dans les bagages des logiques globalisantes des apporteurs de fonds, rompre avec les solutions indigestes des idéologues ultra-libéraux. Argumenter de nouveaux modèles. Pour accompagner un changement désormais indispensable des pratiques de notre Administration [rendue capable d’offrir au citoyen un service plus rapide, plus simple, plus accessible]. Proposer de nouvelles priorités. Pour assurer à notre économie un développement qui repose, par exemple mais pas seulement, sur la consommation/valorisation des produits locaux [quand il est aujourd’hui étrange de constater qu’un jus de fruits pressés coûte plus cher qu’une boisson gazeuse embouteillée par un brasseur !]. Agencer de nouvelles constructions sociétales. Pour prolonger les dispositifs des réunions tontinières, dont les modalités sont particulièrement utiles, en les ouvrant à d’autres gammes de services [acquisition de biens en co-propriété, gestion des allocations publiques, …. Les vrais lettrés sont des patriotes. Insatisfaits. Impatients. Inquiets. Confiants que l’avenir appartient à ceux qui sauront métamorphoser le désenchantement en « politiques » innovatrices.

Les lettrés [car lis sont des patriotes ] doivent contribuer a l’analyse pour evaluer les risques et menaces qui assombrissent les ciels insolents de quelques espaces péninsulaires ou autres zones transfrontalières. Et, sur les questions cruciales se rapportant à notre sécurité, exercer une revue critique des paradigmes afin de proposer, à ceux qui ont les armes pour métier, des référentiels refondés. Quand la confrontation avec des escouades de « pirates » ou des bandes de « coupeurs de route » impose des réaités technico-opérationneiies nouveiies fia seuie matière militaire – comprise autour de l’organisation de l’affrontement – ne suffisant plus face à de nouveaux adversaires dont la structure organisationnelle repose sur des réseaux éclatés et imbriqués dans la population]. Quand les éléments hostiles ont le déplacement pour atout. Dans les jachères soustraites à l’autorité républicaine. Par delà les limites nationales. Quand les désordres dramatiques qui chahutent la sous-région génèrent, inquiétantes, nideuses, explosives, des collusions identitaires, cianiques, néo-tribales. Il convient de penser une autre doctrine. Pour un meilleur contrôle des territoires disputés [avec un quadrillage du terrain par des battlegroups/groupements tactiques pouvant opérer des solutions non exclusivement militaires et des moyens adaptés, notamment un soutien et un appui aéromobiles]. Pour une recherche du renseignement en profondeur [avec un reformatage des unités de type BSA ou Copalco].

Les lettrés [car ils sont libres] ont la charge de réfléchir à des projets réalistes au plan de la mise en œuvre technique dont l’achèvement va modifier, de manière importante et positive, le quotidien des personnes. Surtout les plus faibles dans l’échelle socio-économique. Suivant le postulat qu’une éthique citoyenne réformé manifeste l’ordre des choses. Apporter des idées neuves est un acte fondamental. Notre responsabilité historique. 


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