
Quelques instants… prolongés, l’instant d’un voeu, cette minute de grâce, quand on a sonné minuit… L’an passé, à la même époque, nous avons pris des résolutions, formé des espoirs, prêtés des serments, scellé des engagements… et alors?! Dévorés, les nombres qui disent, froids et secs, les réalités statistiques d’une année écoulée (qui a vu une nation couler); dénouées, les équations les plus complexes qui prédisent l’avenir, les transitions, les changements( et tous les vents contraires) quand soufflent/se bousculent toutes les envies, toutes les quêtes affamées, toutes les passions en dispute; envasées, les illusions faciles qui voulaient que s’ouvrent, enfin, des temps plus juste comme une réaction contre toutes les manifestations d’égoïsme, d’exclusif souci de soi et de sa destinée personnelle, des temps meilleurs pour un devenir collectif porté par des gouvernas dévoués au bien de la communauté; ingurgitées, les explications les plus complexes sur l’insupportable obsession de quelques clercs assimilés courtisans et autres sinistres éminences puissantes d’orgueil ) maintenir( parés d’une encyclopédie de dogmes improbables) une embarrassante construction pseudo-démocratique inespérée dans son impuissance salutaire; affolant »es, les analyses, les plaidoiries, les diatribes, les conjurations, les affirmations traversées de questions décisives , de différences irréductibles, de propositions audacieuses, des réinventions permanentes… quand la machines niveleuses et ses prétentions totalisantes disqualifie les politique, refuse les ajustements de la raison, s’incline devant l’avènement d’une idéologie linéaire, orientée, assignée à une singularité des individus à l’aube de ces petits arrangements dictés par la satisfaction des logiques fragmentaires qui justifient les possibilités d’exclure l’autre par le biais d’une manipulation-instrumentalisation insane des rituels, des filiations, des généalogies, des espaces(le village, le terroir)… notre terrible pays a tremblé, de colère et de larmes. Et les élus ont résistes au x promesses, aux peurs, aux défis… ils ont évité la tache immense qu’ils devaient accomplir, avant de trouver, dans la confrontation des bouleversements radicaux de notre époque, matière à faire naitre un monde nouveau… un avenir où nous serions les meilleurs.
Aventure prométhéenne.
Nous progressons. Pourtant. Insensiblement. Nous avançons. Insatisfaits. Impatients. Inquiets. Fiers de pouvoir donner un sens aussi ici à la révolution des valeurs( née de la victoire symbolique de Barack Obama) qui s’annonce ! Les léttrés doivent se mobiliser. Exercer leur savoir pour évaluer/prevoir/anticiper. Proposer de nouvelles priorités. Eclairer de nouvelles pistes. Pour l’orientation de la consommation et de la valorisation( packaging/marketing) des produits locaux. Pour une re-fondation du patriotisme et une affirmation de nos valeurs et de nos références, de nos Héros et mythologies. pour la simplification des procédures administratives et de l’utilisation des NTIC afin de pratiquer une administration plus proche du citoyen, plus simple, plus immédiate … pour l’amélioration des processus produisants et modifiants( sous l’influence de facteurs symboliques ou de normes objectives plus ou moins matérialisées) les statuts, les cadres et les modes de vie au sein d’un territoire de plus en plus urbain concerné par de nouveaux registres et des enjeux(éducation, logement, déplacements, sécurité, travail/revenu, …) à revisiter. Les lettrés ont tant de combats à gagner. Avant que ne tombe la pluie.
Janvier 2009
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