Immobilisme. Aux limites aujourd’hui évidentes de l’action fonctionnarisée. L’Etat est en crise. La puissance publique a cessé depuis très longtemps d’être au service de l’action et de la réforme. Crise de la décision. L’Administration ne produit pas d’idées neuves [mais … est-elle constituée pour ce rôle ?!]. Conformisme. Inertie. Les rares propositions entendues ou lues se trouvant n’être que de prudents aménagements de l’ordre établi. La puissance publique fonctionne pour ses agents. Seulement. Exclusivement. Elle dédale un labyrinthe de sentiers invisibles. Qui tiennent lieu de codes. De procédures. De lois. Contre le bien de tous. L’Administration révère les dispositifs pointillistes. Un monde étriqué. Agité par la fascination trouble pour un chef indiscuté. Un être totémique. Qui touche à la légende. Parfois. Qui… haute hiérarchie lointaine. Vêtue/drapée des rumeurs de la nuit. Et des mensonges-vrais qui crachent des injonctions. Des certitudes. L’Etat est en crise. Corruption. Collusions d’intérêts. Identiques. Histoires de fonctionnaires. Histoires d’un long exil. Loin de l’obligation de servir les autres… une épopée vagabonde à l’écart des contingences. Des réalités ordinaires du quotidien. Une logique en promenade péripatéticienne. Immobilisme. Impuissance [ ?!]. Impasse. Il n’y a pour l’heure tendance. L’offre manque de contradiction tant à cause de la surpuissance du RDPC – le parrain de ce système ne saurait scier la branche sur laquelle il s’assoit avec aisance – que des stratégies égoïstes d’une opposition émiettée qui préfère localiser son positionnement en se contentant, comme d’un festin dressé par un maître désenchanteur [mais a-t-elle, en réalité, beaucoup d’autres choix ?!] de la prise de quelques circonscriptions-citadelles.

Contre l’immobilisme. Savoir distinguer des niveaux de décision et d’action. Et construire une relation refondée entre le niveau local et le niveau national. Entre la ruralité et l’urbanité. Le local, espace des collectivités, échelle adaptée aux systèmes de gestion d’un certain nombre de services de proximité. Pour l’accompagnement des populations vulnérables [personnes âgées, enfants de la rue, mères célibataires, …]. Pour la sécurité des personnes [pompiers, SAMU, services d’urgence des hôpitaux, …]. Le national, espace globalisé, champ d’action du gouvernement … où l’on peut situer un certain nombre de programmes et priorités, notamment pour tout ce qui se rapporte à l’amélioration des relations entre usagers et Administrations, à la définition et au suivi des programmes de santé publique, à l’organisation et au suivi des systèmes de formations secondaires et supérieurs, à la prévision économique, à la création d’activités, à l’auto-emploi. Et même un domaine réservé du Chef de l’Etat ! Pour toutes les interventions qui relèvent du devoir de conduire une diplomatie présente afin d’assumer, dans la sous-région Afrique Centrale [mais au-delà également], le leadership que mérite notre poids économique. Et d’avancer vers l’intégration. Pour accompagner une « gestion » de nos forces armées réorganisées, équipées et formées aux missions imposées par la nouvelle donne géopolitique en particulier pour la lutte contre le banditisme transfrontalier, la piraterie dans le Golfe de Guinée ou encore le renseignement pour la surveillance des extrémismes religieux. Une présidence effective.
Contre l’immobilisme. Comprendre la nécessité d’une approche révisée des relations entre centre et périphérie. Contre l’immobilisme. Redouter la décentralisation. Car il faut redouter que se constituent des féodalités locales. Et une reproduction des dispositifs gangrénés. Refuser une décentralisation sans imagination. Pour mieux prendre en compte la diversité des territoires et proposer une vision qui intègre maîtrise foncière, qualité de vie, offre diversifiée de logements, mobilité et cohésion sociale. Emprunter la piste des rêves. Ouvrir les yeux.

Laisser un commentaire